parmi l'humilité de la chair,

ceux qu'il reste

Danse/co-auteur-tricesEnzo Blond, Bastien Charmette, Léna Dompy, Héloïse Larue, Mélisande Tonolo

Musique/co-auteur : Félix Béguin

Œuvres plastiques/co-autrice : Alexia Pouget

Chorégraphie/co-autrice : Eva Aubigny

Scénographie : Sarah Bisson et Lucie Meyer

Pièce en cours de création 2020
 

NOTE D'INTENTION

Etre en état physique et psychique d’absence de réponse, avec seule possibilité d’être témoin du réel. Cela m’est arrivé très concrètement à deux reprises un été : la première fois où je me suis retrouvée face à un cadavre, puis lors d’une longue contemplation des étoiles après une promenade nocturne en forêt. Avec la mémoire de ses sensations très fortes, j’ai proposé à 5 danseurs.euses un travail autour de l’énigme et de la mort.

 

Nos recherches nous ont mené à un travail d’apnée : face à une situation incompréhensible, à une énigme, la respiration s’arrête pendant que la psyché et le corps effectuent une sorte de retour sur soi. Utiliser nos limites physiques pour chercher les profondeurs du sensible, éprouver le temps sur cette matière qu’est la chair et expérimenter comment nos corps peuvent devenir des vecteurs de la puissance du calme. Je cherche comment de l’absolue nécessité de la respiration advient une écriture chorégraphique et comment le mouvement prend la dimension d’urgence et de besoin.

 

A ce travail chorégraphique nous mêlons un travail plastique. En effet, d’un dialogue que nous créons entre trois textures et matières que sont : la chair du corps, l’espace (ou l’air), et le plâtre, sont apparues des relations entre la scénographie, où des moulages des corps des danseurs.euses sont présents, et la danse. L’expérience du plâtre qui se fige sur la peau a donc permis de nourrir une écriture de mouvement alliant densité et fragilité. Tous ces éléments créent des temporalités opposées : la chair qui se décompose rapidement et le plâtre qui dure longtemps.

 

Ni expliquer, ni chercher à comprendre mais célébrer la fin des choses. Célébrer la destruction, la disparition, fêter la liberté de mourir, adorer l’inconnu pour sa force révolutionnaire, pour ce qu’il contient de potentiel d’espoir, de mouvement, de transformation, d’abandon des dogmes et de ce qui se fige. Face à l’indécision, à l’avenir incertain, à la société absurde que nous ressentons, nous inventons et trouvons des formes festives, des rituels, possédant un potentiel transformatif de la réalité ; des rituels funéraires ou des rituels de transe qui réveillent à eux seuls la liberté créatrice de tous les corps, morts ou vivants.

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EN COURS DE CREATION

Photo : Alexia Pouget

Parmi l'humilité de la chair, ceux qu'il reste

CALENDRIER

Etape de création

Le 14 septembre 2020

au Bac à Sable de Lyon

Résidence du 09/11/20 au 14/11/20 à 

La Pratique, Vatan

Résidence au théâtre du Croiseur, Lyon en mai 2021

Résidence en août 2021 à L'Essieu du Batut, Aveyron

La pièce est soutenue par le CNSMD de Lyon