MUES

Création 2020

À travers le défilé, la représentation de soi même, quatre corps en démonstration des multiples « je » qui les composent. Qu’est ce que je connais de moi, où sont les espaces entre le contrôle et le délire, qu’est ce que je montre et qu’est ce que je cache ? Entre contrôle de soi et abandon de toute conscience, la cadence d’un pas habille les corps, les transformes, les fait se muer en des formes inconnues aux airs de « déjà vu ».

L’expérience du corps dans sa représentation aux autres et à soi dirige la marche et le mouvement des quatre individus sur le plateau. L’autre sculpte une image de lui même que les danseuses acceptent ou tentent de s’en défaire. La personnalité, l’état émotionnel est alors interprété comme une matière changeante et transformable. Ainsi, l’égo se sculpte et se morphe suivant les images qu’on lui donne. Le principe du défilé est utilisé comme principe de représentation de soi-même face aux autres. Le vêtement sera utilisé comme attribut social, émotionnel, comme costume capable de changer la personnalité, prendre le dessus, ou parfois disparaît derrière l’individu qui le porte.

La danse prend alors sa place dans ce jeu : être constamment ce que l’autre nous renvois de qui nous sommes. L’interprétation d’un regard porté sur notre personne se fera par une analyse plastique des gestes et du visage. Nous tentons alors de ressembler à cette matière par différents chemins.

Depuis un enchainement d’identités et d’émotions différentes, l’image se trouble pour ne montrer qu’une matière qui se bat pour ressembler à ce qu’elle voit. Entre contrôle de soi et le lâcher prise, les corps se transforment, passent dans les exubérances de leurs états émotionnels.

Distribution

Proposition chorégraphique & musique : Louison Valette

Avec Eva Aubigny, Héloïse Larue, Océane Crouzier, Jade Thenier 

Costumes : Gabrielle Marty 

Scénographe : Lucille Genin 

Dossier de création

Avec le soutien de

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